Quand les chèvres remplacent la débroussailleuse
Cette année, nous avons accueilli deux nouvelles jardinières au moulin.
Leur mission : s'attaquer à plusieurs zones envahies par les ronces qui avaient progressivement gagné du terrain autour de la propriété.
Pour cela, nous avons fait appel à la tondeuse qui broute, une entreprise locale spécialisée dans l'écopâturage. Quelques jours plus tard, nos deux recrues étaient à pied d'œuvre.
Un appétit redoutable
Face à une débroussailleuse, les ronces ont parfois le dernier mot.
Face à une chèvre motivée, elles n'ont pratiquement aucune chance.
Dès les premiers jours, les résultats étaient visibles. Les passages réapparaissaient, les massifs s'allégeaient et certaines zones redevenaient accessibles sans avoir à sortir le moindre engin motorisé.
Voir le terrain se transformer jour après jour était presque aussi impressionnant que la vitesse à laquelle nos deux pensionnaires semblaient engloutir tout ce qui leur tombait sous les dents.
Des visiteurs très observés
Les chèvres ont rapidement trouvé leur public.
Les enfants, comme les adultes, s'arrêtaient volontiers quelques minutes pour les regarder travailler. Il faut dire qu'elles ne manquaient pas d'énergie ni de personnalité.
Certaines scènes étaient parfois plus amusantes que prévu.
Comme beaucoup de chèvres, elles semblaient avoir développé une théorie très personnelle sur l'entretien du jardin : les ronces, c'est bien... mais les feuilles des arbres fruitiers, c'est encore mieux.
Malgré les hectares de végétation à leur disposition, elles trouvaient régulièrement le moyen de repérer la branche la plus tendre, la plus verte et souvent la plus haute.
La photo ci-dessus en est une parfaite illustration.
Une solution naturelle
Au-delà de l'aspect sympathique, l'écopâturage est une solution particulièrement adaptée à des terrains comme le nôtre.
Il permet de limiter l'utilisation d'engins motorisés, réduit les nuisances sonores et favorise un entretien plus respectueux de l'environnement.
Dans un cadre naturel comme celui des bords de la Sèvre Nantaise, cette approche a beaucoup de sens.
Une expérience à renouveler
Cette première expérience a largement tenu ses promesses, et au bout d'à peine une mois, elles n'avaient plus rien à se mettre sous la dent et nous avons du laisser nos deux invitées repartir pour un autre terrain.
Les ronces ont fortement reculé, le jardin a retrouvé de l'espace et nos deux collaboratrices ont accompli leur mission avec un professionnalisme exemplaire.
Enfin... à condition de ne pas demander leur avis aux arbres fruitiers.
Il n'est donc pas impossible que nous les accueillions à nouveau dans les années à venir. Et la prochaine fois, nous surveillerons peut-être un peu plus attentivement les pommiers.